« Les exploitants non issus du milieu agricole (Nima, NDLR), ayant a priori un rapport au temps plus proche des normes du salariat, ne se distinguent qu’à la marge de leurs homologues issus de familles agricoles. La forte emprise temporelle du travail concerne les agriculteurs de toutes les origines sociales. » Telle est la conclusion d’une étude (note d'analyse) de l’université de Lorraine, publiée le 10 juin. Des différences entre Nima et Ima existent à la marge. En maraîchage, les Nima déclarent un temps de travail hebdomadaire plus faible de 6 heures. Un écart qui peut être interprété à l’aune des caractéristiques des exploitations, avancent les auteurs. Dans leur enquête, 65 % des maraîchers Nima ont moins de 3 ha, contre 29 % chez les autres. L’étude ne montre pas de différence significative entre les Nima et les Ima dans leur propension à s’imposer des horaires ou à rationaliser leur emploi du temps. Ces dispositions planificatrices sont davantage corrélées au niveau de diplôme. Enfin, prendre plus de dix jours de vacances ou déclarer au moins deux activités extra-agricoles sont des pratiques significativement associées à l’origine non agricole. Le rapport entre les taux de pratique des Nima (46 % et 49 %) et des Ima (30 % et 35 %) atteint près de 1,5, ce qui est élevé, notent les auteurs. Ces différences de pratiques sont également corrélées aux niveaux de diplôme les plus élevés.
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