Quelques semaines après avoir validé la saisine de la Cour de justice de l’UE, les eurodéputés auront à nouveau l’opportunité de batailler au sujet de l’accord commercial entre l’UE et les pays du Mercosur. Ils sont ainsi appelés, le 10 février en séance plénière à Strasbourg, à se prononcer sur le compromis concernant la clause de sauvegarde agricole. Pour l’occasion, près d’une centaine d’amendements a été déposée, preuve que le sujet reste sensible dans l’hémicycle strasbourgeois. Au-delà de l’abaissement des seuils de déclenchement des enquêtes de 8% à 5 %, un amendement transpartisan propose notamment l’ajout d’une clause de réciprocité des normes et d’une clause sanitaire et phytosanitaire. Une demande figurait initialement dans la position du Parlement européen en vue des négociations interinstitutionnelles mais avait finalement été rapidement écartée par les colégislateurs en décembre. Les signataires de cet amendement souhaitent contraindre la Commission européenne à déclencher l’ouverture d’une enquête en cas de preuve crédible de non-satisfaction aux exigences de l’UE ou de risque avéré pour la santé d'importations des pays du Mercosur bénéficiant de préférences tarifaires.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
La pomme française, à la peine sur tous les fronts
Longtemps premier fruit consommé en France, la pomme perd du terrain sur tous les fronts. Entre 2010 et 2025, les…
Influenza aviaire : le niveau de risque abaissé et les éleveurs soulagés
La vague d’influenza aviaire semble passée et le niveau de risque a été abaissé à « modéré ». Place aux ultimes…
Porc : Cirhyo prend ses marques au Marché de Plérin
Depuis son communiqué du 16 avril annonçant la présentation d’un premier lot de Cirhyo au Marché du porc…