Un rapport du comité de l'Environnement, de l'alimentation et des affaires rurales (Efra) du Parlement britannique, publié le 5 février, pointe les problèmes potentiels pour l'agriculture outre-Manche qu’entraînerait l’accord sanitaire et phytosanitaire (SPS) en cours de négociation avec l’UE. « Les réglementations européennes relatives à la présence de mycotoxines naturelles dans les fruits et légumes, ainsi qu'à l'utilisation de certains pesticides et autres produits, ne devraient pas être imposées aux producteurs britanniques », expose-t-il dans un communiqué. Le rapport incite le gouvernement à exiger l'intégration des données scientifiques britanniques dans toutes les nouvelles décisions fondées sur la science et ayant un impact sur l'agriculture. « Ce serait une erreur que l’harmonisation des réglementations conduise à l’interdiction au Royaume-Uni de produits bannis dans l’UE sans qu’ils aient été testés dans notre climat et nos systèmes de production. Nous ne devons pas laisser l’harmonisation réglementaire anéantir les bénéfices tirés de nos innovations scientifiques en matière de sélection de précision », souligne Alistair Carmichael, président du comité. Le rapport souligne que 39 substances actives sont autorisées au Royaume-Uni mais pas dans l’UE, contre 68 dans l’autre sens.
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