«J’ai la certitude désormais que les emblavements de printemps de pourrons pas avoir lieu en Ukraine et ils risquent aussi d’être perturbés en Russie», estimait, le 4 mars, Grégoire Boyen, directeur général de Soufflet Agriculture, interrogé par Agra presse. Le groupe opère des activités de négoce dans les deux pays (achat de grains, vente d'intrants/semences). En Ukraine, «il y a de multiples raisons qui vont empêcher les semis». Et de citer d'abord «un problème de main d’œuvre», considérant «la mobilisation générale des hommes» et le fait «que le reste de la population se protège». Il pointe également «l’indisponibilité des semences dans les exploitations». Selon Grégoire Boyen, «70 à 90 % des semences nécessaires au semis de printemps sont disponibles sur le territoire ukrainien, mais la circulation des camions pour les livrer est impossible aujourd’hui, et le carburant pour les tracteurs va manquer.» «Je suis très pessimiste», conclut-il. Enfin, la fourniture d'engrais et de phytos se heurte à «un problème de solvabilité des agriculteurs ukrainiens qui fonctionnent avec très peu de trésorerie et qui n’ont pas été payés par les traders pour le grain déjà livré». Le groupe travaille avec «avec les banques pour trouver des solutions afin de garantir le financement de l’agriculture ukrainienne.»
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