Alors que les négociations commerciales entre l’UE et l’Australie s'intensifient, l’industrie australienne de la viande maintient sa pression afin d’obtenir un meilleur accès au marché de l’UE pour la viande rouge. Dans un communiqué publié le 13 février, l’Australian Meat Industry Council (AMIC) exige « un accès minimum de 50 000 tonnes de viande bovine et de 67 000 tonnes de viande ovine et caprine ». L’objectif est « de garantir un accès au moins comparable à celui de ses concurrents » (Brésil, Canada, Nouvelle-Zélande). « Un accord de libre-échange ne saurait servir l’intérêt national s’il ne corrige pas les quotas disproportionnellement faibles actuellement appliqués au bœuf, à la viande ovine et caprine australiens entrant dans l’UE », affirme Tim Ryan, président-directeur général de l’AMIC. La question des volumes d’importation de viande rouge australienne est un des points d’achoppement des discussions. En octobre 2023, alors que les parties étaient sur le point de conclure un accord, des demandes australiennes de dernière minute, guidée par son industrie, visant à accroître sensiblement les volumes d’importation de viande rouge, qualifiées d’« irréalistes » par l’UE, avaient eu raison des pourparlers. A cette époque, la Commission européenne avait proposé à l’Australie un contingent d’importation de 24.000 t de viande bovine et de 20.000 t de viande ovine.
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