À l'occasion de son audition par les députés de la commission des Affaires économiques le 6 décembre, le ministre de l'Agriculture a exprimé un «sentiment plus que mitigé» sur la viande de synthèse. Il s'y est montré moins fermement opposé que son prédécesseur Julien Denormandie, qui avait répondu en 2020: «Moi non, je le dis clairement: la viande vient du vivant, pas des laboratoires. Comptez sur moi pour qu'en France la viande reste naturelle.» Dans sa réponse, Marc Fesneau a plutôt dressé un tableau de craintes et de questions (bilan carbone, «souveraineté», concurrence avec l'élevage, implication de multinationales), se rapprochant ainsi des conclusions de la récente mission d’information sénatoriale sur les «aliments cellulaires», qui proposait de «mieux maîtriser et encadrer la technologie». En conclusion, il a rappelé que les auteurs de cette mission «objectent qu'il ne faut pas louper des opportunités économiques», mais pour leur opposer une question «éthique», face au soutien des «mouvement anti-élevage» à cette technologie. Il a conclu en expliquant qu'il allait «regarder le cadre, y compris environnemental, parce que je ne vois pas pourquoi on se poserait toujours la question pour l'agriculture et pas dans ce modèle là».
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