Alors que 2023 s’annonce «compliquée» en raison de l’inflation, Limousin Promotion va «renforcer» sa communication, a annoncé le 10 février cet organisme de défense et de gestion (ODG) qui chapeaute six Labels rouges et trois IGP (bœuf, veau, agneau et porc). S’adressant au grand public et aux professionnels, les Viandes limousines mettront notamment l’accent sur «l’alimentation équilibrée». Elles accroîtront par ailleurs leur présence au Salon de l’agriculture (dans les halls 1 et 7.1). Une manière de stimuler la consommation, alors que l’inflation provoque un «manque de différenciation dans les prix» payés aux éleveurs, remarque Jean-Marc Escure, le directeur de Limousin Promotion. «Des animaux bien finis sont payés environ 5,7 €/kg, contre 5,3 à 5,4 €/kg pour des animaux non finis, et 4,8 €/kg pour des vaches laitières», déplore-t-il. Un faible différentiel qui «n’incite pas les éleveurs à finir leurs animaux», avec à la clé un risque de «standardisation de la viande», selon lui. En 2022, année «en demi-teinte», les ventes de bœuf limousin ont progressé de 2,7% (à 7417 tonnes), quand les autres catégories subissent un recul: -4% pour le «Limousin junior», -10,5% pour les veaux sous la mère, -3,5% pour le porc et -16,5% pour l’agneau.
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