À l'occasion d'une conférence de presse le 5 février, Pierre Bories, président du Conseil interprofessionnel des vins du Languedoc (CIVL), a tenté de relativiser le marasme du secteur viticole. Nul doute, pour lui, tout est réuni pour que la commercialisation du vin reparte. La qualité des vins du Languedoc et « la diversité de ses cépages, en phase avec les goûts des jeunes consommateurs », sont autant d’atouts spécifiques à même de conquérir des parts de marché, notamment à l’export. Si la commercialisation des vins en AOP Languedoc et IGP Sud de France reculent de 5,7 % en 2025 par rapport à 2024, en France comme à l’export, certaines AOP et IGP de territoire tirent leur épingle du jeu. En AOP, les Terrasses du Larzac progressent de 20,5 %, La Livinière de 21,5 % et Boutenac de 11,9 %. En IGP, la Haute Vallée de l’Aude affiche une hausse de 31,6 %, les Côtes de Thau de 14,4 %, Le Vicomté d’Aumelas de 9,4 %. Les blancs et les effervescents poursuivent leur dynamique, tandis que les cours du vrac augmentent de 1 %. Pour gagner des parts de marché, la filière languedocienne doit cependant se positionner sur les segments des bouteilles entre 8 et 15 €, sans délaisser celui entre 4 et 6 €, abandonné par les autres régions viticoles, estiment les professionnels. (Florence Guilhem)
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