Alors qu'un nouvel étiquetage de la composition du vin doit entrer en vigueur en 2024, lle député Modem Richard Ramos demande, dans une proposition de loi déposée le 4 juillet, d'imposer l'étiquetage de «l'incorporation de levures exogènes» sur les bouteilles de vin «de manière à ne pas induire en erreur le consommateur sur la nature du produit fini». Il rappelle que ces levures, également connues sous le nom de «levures commerciales», sont des souches de levure «spécifiquement sélectionnées» à cet effet, qui permettent notamment de «réduire les risques de contamination bactérienne et de jouer sur l'arôme des vins, leur goût, leurs profils aromatique». Elles diffèrent selon lui des levures indigènes «présentes naturellement sur les raisins et dans l'environnement de la cave». Selon Patricia Taillandier, professeur d'oenologie et de microbiologie à l'université de Toulouse, ce sont environ 80% des volumes de vins dans le monde qui recourent à de la levure sèche commerciale. «Elle ne vient pas de nulle part, elle a été prélevée sur du raisin, avant d'être séparée, testée et multipliée», rappelle la chercheuse. Les 20% de volumes restants sont notamment issus de grands domaines sélectionnant et multipliant des levures issus de leurs propres vignobles, ou des producteurs de vin dits naturels, qui interdisent le recours aux levures exogènes.
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