Les caves coopératives (Coopération agricole Vignerons coopérateurs) réclament des aides d’urgence tout en souhaitant des mesures structurelles, à l’approche du rendez-vous le 26 janvier entre Marc Fesneau et la filière en pleine crise. «Il faut que les aides arrivent», a insisté le président Joël Boueilh. Cela concerne des mesures conjoncturelles: l’arrachage, notamment pour le vignoble bordelais ; la distillation, visant des vins rosés ; le stockage, en faveur de certains surplus. L’arrachage définitif a «peu de chance d’aboutir», selon lui, faute de soutien des autres Etats membres. Reste l’arrachage temporaire, avec des fonds Feader pour une réorientation vers d’autres productions à caractère agro-écologiques. Encore faut-il que l’Etat abonde ces aides aux côtés des régions, plaide Joël Boueilh. Les caves coopératives demandent par ailleurs un allongement de la durée de remboursement du PGE (Plan garanti par l’Etat). Des mesures structurelles sont aussi visées. «On doit plus que jamais se préoccuper de savoir qui boit nos vins, quand, comment», explique-t-il. L’idée est notamment de réorienter une partie du vignoble, pour s’adapter aux attentes du consommateur. C’est aussi de «faire émerger des opérateurs en mesure de porter l’offre à l’export».
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