Face à la crise viticole, le syndicat agricole Modef a répété le 17 octobre son opposition à l’arrachage de vignes, lui préférant l’adaptation du produit. Le plan d’arrachage « ne résout pas le problème de surproduction », a déclaré en conférence de presse Xavier Fabre, président du Modef Gard. « Cela concerne bien souvent des vignes peu productives. » L’an dernier, le ministère de l’Agriculture a mis en place un dispositif de réduction du potentiel viticole. 27 500 ha ont ainsi bénéficié d'une aide à l'arrachage de 4 000 €/ha. Pour le Modef, la solution n’est pas là. « On a bien conscience du manque de consommation pour certains vins, a poursuivi Xavier Fabre. C’est plus un problème d’adaptation de l’offre au marché. » Le syndicat pousse donc à réorienter le vignoble vers certains vins : « le blanc – tout le monde en réclame – les bulles, le désalcoolisé ». « Il faut produire ce qui marche plutôt que laisser d’autres le faire et arracher », d’après lui. « La viticulture a toujours su s’adapter », considère Xavier Fabre. Et de réclamer des prix rémunérateurs alors que le secteur traverse une crise profonde. « La solution passe par le prix du vin et la répartition des marges », a renchérit Didier Gadéa, président de la commission nationale viticole.
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