Dans un contexte d’arrachage et de distillation au sein de plusieurs bassins viticoles, la Fédération française des vins d’apéritif (FFVA) a souligné le 25 mai un manque de vins de base en France pour les entreprises du secteur, dont «près de 60% des besoins» sont couverts par des importations, surtout d’Espagne. «Nous aurions besoin de l’équivalent de 3000 ha supplémentaires en France», rappelle le vice-président du SFVM (mousseux) Franck Ribayre, cité dans un communiqué. Une demande justifiée également par les «progressions annuelles de 20 à 30% sur les marchés export» de certains vins aromatisés ou vins mousseux. La grande majorité des vignes plantées en France sont consacrées à la production de vins en AOC, reléguant les sans IG (4%) au rang de «variables d’ajustement», déplore la FFVA. «La limitation des droits de plantation, plafonnée à 1% par an, crée une situation de pénurie pour ces vins de base car les autorisations de plantations sont bloquées par les gestionnaires des appellations.» Et de souligner les opportunités liées à l’essor des vins désalcoolisés. «Cette demande va engendrer une augmentation des besoins en vins de base», considère le président Jérôme Perchet.
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