Dans un article scientifique publié dans la revue Scientific reports, une équipe de chercheurs suggère qu'il est possible de développer des programmes prédictifs des épidémies d’influenza sur la base de données climatiques, de la densité de volailles et de caractéristiques du milieu naturel. Ces trois facteurs sont déterminants, ont démontré l’épidémiologiste Joacim Rocklöv et ses collègues des universités de Heidelberg en Allemagne et d’Umeå en Suède. Ils ont pour cela intégré dans leur programme d’intelligence artificielle les données propres aux épidémies en Europe allant de 2006 à 2021, et ont comparé les résultats aux épidémies effectivement survenues en 2022 et 2023. Ils ont obtenu 88% de précision. Le modèle a permis d’identifier les indicateurs climatiques clés que sont la température du mois le plus froid, la température moyenne de deux trimestres et le minimum de température du troisième trimestre. Quant aux indicateurs de milieu, les niveaux d’eau apparaissent comme déterminants, ainsi que la présence d’oiseaux sauvages, en particulier du cygne tuberculé (dit muet), dans certaines régions.
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