Fortement pénalisée par l’influenza aviaire, la production 2022 de volailles de chair est attendue «entre -6 et -7%», a indiqué Simon Fourdin, responsable du service économique de l’Itavi (institut technique), lors de l’assemblée générale de l’interprofession Anvol, le 28 juin à Angers. Une fourchette «optimiste» basée sur l’hypothèse d’une bonne saison des fêtes de fin d’année. Or, il subsiste «un grand point d’interrogation sur la disponibilité en poussins et en canetons», le maillon génétique ayant été très touché par l’épizootie. Le responsable de l’Itavi fait état d’estimations «très contrastées selon les espèces». Les plus touchés par la crise sont le canard à rôtir (-25% sur l’année), la pintade (-19%) et la dinde (-13%), quand le poulet «résiste», à -4,8%. En Label rouge, «il manque un million de volailles mises en place», affirme M. Fourdin. La consommation revient à son schéma pré-Covid (la RHD tire les volumes), mais une inconnue subsiste sur l’impact de l’inflation, alors que la filière a récemment fait passer de fortes hausses. Au niveau de l’UE, la production devrait diminuer de 1% en 2022 (à 13,37 Mtéc), avec une baisse des exportations due à l’influenza, et une progression des importations (suppression des droits de douane sur les produits ukrainiens).
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Influenza aviaire : deux cas dans des élevages du Sud-Ouest, dont un premier en Occitanie
Ces derniers jours, malgré l’abaissement du niveau de risque en France, deux nouveaux foyers d’influenza aviaire ont…
Prairies : la pousse de l’herbe démarre en trombe, record depuis 1989
« La pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors Drom) est supérieure de 53 % à la moyenne…
Bovins viande : selon l’Idele, le marché « se réajuste »
La récente baisse des prix des bovins viande s’explique par « un réajustement du marché européen », et les cours…