De nombreux députés de la commission de l’Agriculture du Parlement européen ont dénoncé, lors d’une discussion le 20 novembre, la teneur en eau de la viande de volaille proposée en octobre par la Commission européenne dans le cadre d'un règlement délégué sur les normes de commercialisation. « Ces normes sont complètement dépassées », déplore la néerlandaise Jessika Van Leeuwen (PPE, droite), qui demande que le seuil proposé soit relevé. Son confrère roumain Daniel Buda accuse Bruxelles de « freiner la recherche génétique », de « punir les producteurs de l’UE pour leurs innovations », rappelant la grande différence qu’il y a, selon lui, entre l’eau qui peut être ajoutée dans le poulet et l’eau naturellement présente. « Ces normes sont là pour veiller à la protection des consommateurs qui ne font pas de différence entre l’eau ajoutée artificiellement et celle qui relève des caractéristiques physiologiques des volailles d’élevage », répond la Commission européenne. Celle-ci précise que la viande de volaille avec plus d’eau est généralement moins chère et issue d’élevages plus intensifs. Relever la teneur en eau risquerait donc « de conduire à une course vers le bas ». Et si une viande de volaille ne respecte pas les limites fixées, elle peut toujours être vendue moyennant un étiquetage spécifique qui indique que la « teneur en eau dépasse les normes européennes ».
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