Dans un rapport récemment publié, le CGAAER (ministère de l’Agriculture) propose de « revoir l’essence et l’architecture de la BDNI bovine » (base de données nationale d’identification animale). Cette base de données a été créée en 1998, d’abord pour les bovins, avant que ne s’y greffent les ovins, caprins, porcins et volailles. Son « niveau d’obsolescence technique » empêche notamment la dématérialisation des passeports bovins. Pour y remédier, le CGAAER compte « généraliser » aux bovins la délégation aux professionnels de l’identification et des enregistrements des mouvements des animaux. Un système déjà en place pour les ovins, caprins et porcins. Plutôt qu’une base de données centralisée, la nouvelle BDNI deviendrait un « entrepôt de données », qui stockerait de manière sécurisée les données fournies par les professionnels. Les éleveurs et opérateurs commerciaux continueraient de déclarer les mouvements d’animaux aux EDE (établissements de l’élevage), au sein des chambres d’agriculture. Celles-ci se verraient confier la gestion d’un fichier national des exploitations d’animaux de rente, qui alimenterait les bases de données par espèce. Pour le CGAAER, cette réforme coûterait environ trois millions d’euros à la DGAL (ministère) et pourrait être menée en trois ans.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Irrigation : un scénario de l’Inrae explore l’agroécologie « marquetée » dans les Hautes-Pyrénées
Le projet de recherche TAI-OC, cofinancé par l’Inrae, a élaboré un scénario prospectif, avec les acteurs d’un territoire…
Des AOP laitières autorisées à adapter l’alimentation des animaux
Le gouvernement a autorisé un assouplissement temporaire des règles de production des fromages AOP abondance, beaufort et…
Budget 2027 : Lecornu liste plusieurs mesures en faveur de l’agriculture
Dans une lettre ouverte aux agriculteurs publiée le 15 août, le Premier ministre Sébastien Lecornu évoque plusieurs…