Les cinq abattoirs ayant expérimenté la vidéosurveillance sont «unanimement satisfaits du dispositif qu’ils trouvent utile et pratique», relève un rapport du CGAAER (ministère de l’Agriculture) publié le 17 mai. Le contrôle vidéo, dont l’expérimentation a été initiée par la loi Egalim 1 du 30 octobre 2018, est «un excellent outil de contrôle interne», d’après un rapport d’enquête annexé au document. L’instance de la Rue de Varenne – qui a présidé le comité de suivi de l’expérimentation – liste de nombreux avantages pour les abattoirs: «amélioration des locaux et des process», «utilisation en formation», «gain de temps pour réaliser le contrôle interne», ou encore «réponse aux exigences de clients», notamment anglais. Par ailleurs, «le fait d’avoir ses propres images peut être une sécurité» en cas de diffusion d’images volées. Le premier inconvénient du système reste son coût et la principale limite les difficultés liées au stockage des images. Tirant un bilan «très positif», le CGAAER plaide pour la «généralisation» de la vidéosurveillance, ainsi que son élargissement. Alors que la loi Egalim 1 ne vise que les «postes de saignée et de mise à mort», l’auteur suggère ainsi de filmer «l’animal vivant pendant tout son temps de présence à l’abattoir».
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