Placée en redressement judiciaire le 11 avril 2024, la start-up française spécialiste des cultures verticales vient d'être liquidée, faute de projets de reprise jugés viables, rapportent nos confrères d'Agra Innovation. La hausse des coûts énergétiques fait partie des causes de cet échec. Créée en 2019 à Épaux-Bézu (Aisne) par Gilles Dreyfus, président, et Nicolas Séguy, cofondateur et directeur général, Jungle France était en cessation de paiement depuis le 26 mars. Trois projets de reprise d’activité auraient été présentés au mandataire judiciaire, mais aucun n’a visiblement convaincu. Sollicité par Agra Innovation, Gilles Dreyfus n’a pas répondu à nos demandes d’interview. Après des tests sous forme de ferme pilote au Portugal dès 2016, Jungle est passé à un échelon industriel de production végétale en continu avec de l’éclairage par Leds horticoles et de l’hydroponie pour des cultures de plantes aromatiques, visant des débouchés dans la grande distribution, le food service et l’industrie agroalimentaire. Elle a ouvert sa première ferme verticale en 2019 dans l’Aisne. En 2021, après avoir produit plus de 50 000 unités de végétaux l’année précédente, Jungle France concrétisait une levée de fonds de 42 M€ (35 M€ en dettes et 7 M€ en equity). Alors qu’elle prévoyait un chiffre d'affaires de 10 M€ dès 2022, Jungle France (25 salariés fin 2021) n’a réalisé que 602 000 € pour 4,2 M€ de pertes (François Lecocq).
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