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Agroalimentaire: devant la «fonte» de leurs marges», les PME-ETI veulent négocier en priorité

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Alors que le président de la République Emmanuel Macron appelle à un «accord sur la modération des marges» dans l’agroalimentaire, la Feef publie le 28 septembre les conclusions d'une étude réalisée par la Banque de France démontrant une «fonte des marges» des PME et ETI fournisseurs de la grande distribution. Les résultats donnent une baisse de 26,5% du taux de marge brute d’exploitation de ces entreprises (alimentaires et non alimentaires) entre 2021 et 2022. De plus, 30% des sociétés étaient déficitaires en 2022, contre 23% en 2021. Ces chiffres montrent, d’une part «de fortes pertes de rentabilité» et, d’autre part, «l’incapacité des PME-ETI à couvrir l’intégralité de leurs charges et à répercuter la hausse de leurs coûts dans les prix finaux», affirme un communiqué. Les PME et ETI demandent à négocier leurs tarifs avant les grandes entreprises, ces dernières étant concernées par l’avancée des négociations commerciales. «Les multinationales vont cannibaliser les budgets de la grande distribution et préempter une grande partie du linéaire disponible, laissant très peu de contreparties accessibles aux PME-ETI», explique le président de la Feef Léonard Prunier. Selon l’Observatoire de la formation des prix et des marges, la marge brute des industries agroalimentaires – toutes tailles d’entreprises confondues – a progressé de 4%.