Réunis autour du ministre de l’Agriculture, le 6 septembre, les acteurs impliqués dans l’aide alimentaire (associations caritatives, représentants des filières agricoles, industriels, distributeurs) ont échangé sur les besoins «à moyen et long terme» pour faciliter le don, a expliqué Marc Fesneau à la presse. Trois priorités sont ressorties des discussions. En premier lieu, la simplification des procédures de dons. «Les procédures sont beaucoup trop lourdes. C’est un sujet de découragement aussi bien pour celui qui donne que pour celui qui récupère le produit», constate le ministre. Marc Fesneau entend également que les procédures pour les marchés publics, auxquels recourent certaines associations, sont «trop complexes». Enfin, la «capacité logistique à collecter les dons» apparaît comme «le sujet principal», relève le ministre. Cette question donnera lieu à «un travail de plus long terme», explique-t-il. Dans l’immédiat, les acteurs de l’aide alimentaire sont confrontés à des difficultés liées à l’afflux de nouveaux bénéficiaires dans un contexte de forte hausse des prix alimentaires. Les besoins se situent principalement sur les produits frais (fruits et légumes, lait et viande). Les Banques alimentaires sont «en rupture» sur le lait, alerte la directrice de la fédération nationale Laurence Champier. Elle chiffre les besoins des associations à l’équivalent de 3M€ de lait d’ici juin 2024.
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