Après plusieurs mois de hausse continue, les prix des broutards – en particulier les animaux lourds – ont connu un « fléchissement » en avril, en raison « d’une offre renforcée par les ventes de broutards alourdis à l’étable durant l’hiver », constate l’Institut de l’élevage dans son bulletin Tendances paru le 25 avril. Après un pic à 4,88 €/kg vif en semaine 12 (du 17 mars), le cours des charolais U de 450 kg a « reflué à 4,76 €/kg vif en semaine 16 » (du 14 avril). Un niveau « cependant supérieur de 33 % à l’année précédente », remarque l’institut technique, et toujours supérieur au coût de production moyen (4,08 €/kg vif), dépassés en début d’année. En revanche, les autres catégories de broutards (animaux plus légers) « poursuivaient leur hausse », reflet d’une offre « restreinte du fait de la forte baisse automnale des naissances ». De leur côté, les cours des vaches allaitantes, qui avaient augmenté moins vite que les broutards, ont récemment dépassé les coûts de production. En semaine 17 (du 21 avril), la vache R se vendait en moyenne à 6,17 €/kg entrée abattoir, soit exactement le niveau de l’indicateur interprofessionnel de prix de revient pour le premier semestre 2024. Une progression de 54 ct€/kg depuis le 6 janvier qui s’explique principalement par une « offre limitée ».
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