Employeurs et représentants des employés des chambres d’agriculture ont échoué, début mai, à s’entendre sur une revalorisation salariale liée à l’inflation (clause de revoyure), annonce la CFDT Agri-Agro dans un communiqué le 17 mai. Le syndicat majoritaire parmi les 8000 salariés du réseau «refuse une mesure complémentaire de +0,25% quand il aurait fallu 2,45% pour couvrir l’inflation». «La délégation patronale est venue négocier avec un mandat à +0,10% (soit 2 € mensuels pour un salaire de 400 points)», rapporte la CFDT. Les employeurs ont finalement proposé +0,25%, une «provocation» selon le syndicat. De son côté, la CFDT Agri-Agro demandait en début de négociations «+2,45% pour simplement couvrir l’inflation de 5,20% (en comptant les 2,75% obtenus l’an passé)». Le syndicat a ensuite proposé «+1,03% pour tenter de rejoindre les employeurs» (en divisant en deux la hausse de la TATFNB entre le fonctionnement des chambres et les salaires), et même «+0,75%», sans succès. En juin 2022, représentants syndicaux et employeurs s’étaient mis d’accord sur une augmentation collective de 2,75%. Lors de cette négociation, «la CFDT Agri-Agro avait demandé une clause de revoyure en cas de hausse importante de l’inflation», rappelle-t-elle.
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