Le parquet du tribunal de Chalons-en Champagne a requis le 19 juin de la prison ferme au procès pour traite d'êtres humains lors des vendanges en Champagne en 2023, rapporte l’AFP le 20 juin. Il a requis quatre ans de prison, dont deux ferme, contre la gérante de la société de prestations viticoles Anavim, et trois ans, dont un ferme, contre deux hommes accusés d'avoir recruté les vendangeurs. « On ne peut accepter que derrière une quelconque bouteille de Champagne se cachent une sous-traitance incontrôlée et une maltraitance caractérisée» a argumenté le procureur. La société Anavim et une coopérative vinicole de la Marne, la SARL Cerseuillat de la Gravelle, sont également poursuivies comme personnes morales. Le procureur a demandé la dissolution d'Anavim et une amende de 200 000 euros pour la coopérative. Donneurs d'ordre et prestataires « doivent être condamnés conjointement » a estimé José Blanco, de la CGT Champagne, partie civile. Pour la première fois dans tel un procès, le Comité Champagne est également partie civile : « Tout le monde s'est mobilisé pour que ces faits cessent», a assuré son avocate, Diane de Valbray, estimant que l'organisation interprofessionnelle se plaçait du côté des victimes. La décision sera rendue le 21 juillet.
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