Contacté par Agra Presse, Benjamin Lammert, président de Terres Univia (interprofession des oléagineux et des protéagineux), partie prenante des Conférences de la souveraineté alimentaire, a fait part d’une certaine insatisfaction, alors que plusieurs réunions de la filière grandes cultures ont eu lieu ces dernières semaines depuis leur lancement en décembre dernier, dont une le 9 janvier. Le président de Terres Univia déplore « que le sujet de la réglementation, première responsabilité du gouvernement, n’ait pas été abordé. La filière (c’est-à-dire les céréales et les oléagineux, NDLR) est unanime à ce sujet ». Il ajoute que le secteur « a déjà fait son diagnostic pour améliorer la souveraineté alimentaire française », mais regrette que « les autorités n’en fassent pas de même. Nous aimerions qu’ils analysent la réglementation en place en vue de lever les freins au développement de la production et de la transformation des produits agricoles ». Benjamin Lammert indique que la filière fait preuve « de bonne volonté » en acceptant de discuter et d’actualiser ses informations pour lesdites conférences. Mais il prévient que des « mesures concrètes devront rapidement être prises », sous peine de ne pas calmer la colère actuelle des agriculteurs.
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