Alors que la COP28 (climat) doit débuter à Dubaï le 30 novembre, aucune recommandation agricole n’est attendue à l’issue des négociations sur l’agriculture et la sécurité alimentaire, dans le cadre du programme de travail de Charm el-Cheikh. En revanche, les participants à ce cycle programmatique de quatre ans -qui a pris la suite de l’action commune de Koronivia l’an dernier- devraient officialiser le lancement de trois ateliers. Les thématiques pressenties sont «les approches pour une agriculture durable» (dont l’agroécologie), «les pêcheries», et «la coopération, synergie et communication», indique Marie Cosquer, analyste plaidoyer chez Action contre la faim. Est aussi sur la table l’idée de revoir la «gouvernance» des enjeux agricoles et climatique en constituant un organe «un peu plus permanent qu’un programme de travail qui dure quatre ans», explique-t-elle. Cette idée, à laquelle «l’Union européenne est farouchement opposée», pourrait permettre d’augmenter la portion de la finance climat dédiée à l’agriculture, au bénéfice des pays du sud vu la «dette climatique» des pays du Nord.
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