Les aides d’urgence pour la bio qui atteignent en tout 70 millions d’euros en 2023 ne suffiront pas à soutenir les producteurs de grandes cultures, prévient le président de la Fnab (producteurs bio) Philippe Camburet le 20 septembre. Interrogé sur le salon Tech&Bio à Bourg-lès-Valence, il a affirmé que les grandes cultures bio vont «prendre un coup de massue» car «comme le lait et les œufs il y a un an, c’est cette année que l’impact sur les prix sera le plus fort». «La récolte 2023 va, en gros, rester dans les fermes, elle ne va pas trouver de débouchés (…) car il n’y a pas d’acheteurs, la restauration collective ne décolle pas, la consommation grand public ne décolle pas non plus et l’export est chargé», explique-t-il. Dans un communiqué envoyé le même jour la Fnab citant un travail de prospective d’Arvalis, indique que la perte de revenu pour la filière blé tendre pourrait aller «jusqu’à 60 millions d’euros» (sur la base d’une perte moyenne de 100 à 150 euros la tonne). «Si on extrapole aux grandes cultures, cela représente une perte de 100 à 150 millions d’euros en 2023», a précisé la déléguée générale de la Fnab Sophia Majnoni d’Intignano
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