Dans son rapport rendu public le 25 janvier, le Haut conseil pour le climat (HCC) estime que les pratiques et technologies climato-intelligentes (irrigation de résilience, sélection de variétés tolérantes, diversification des cultures à échelle de l’exploitation) «ne permettent pas de faire face à l’ampleur des impacts du changement climatique à venir». À l’inverse, l’agroécologie (diversification des cultures à échelle du paysage, plantation d'arbres, haies) peut contribuer à «une démarche d’adaptation transformationnelle», mais cela nécessite «un changement du système alimentaire dans son ensemble», a déclaré sa présidente Corinne Le Quéré en conférence de presse le 23 janvier. Le HCC estime qu’il faut décarboner «toutes les composantes du système alimentaire»: du côté amont agricole par les leviers déjà identifiés (baisse des engrais azotés, baisse des émissions de l’élevage, stockage de carbone dans les sols, production d’énergies renouvelables); mais aussi du côté des industriels de l’agroalimentaire, qui doivent développer une «offre bas carbone», laquelle doit être structurée et «mise en valeur» par les distributeurs. Seule une transformation «en profondeur» permettra à la France d’atteindre ses objectifs climatiques en 2050 (-46% de GES par rapport à 2015 pour le secteur agricole, NDLR), souligne Corinne Le Quéré.
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