Greenpeace a déversé deux tonnes de lisier devant le ministère de l’Agriculture, le 20 novembre, pour exiger «un moratoire» sur la construction et l’agrandissement des «fermes-usines», selon un communiqué. L’ONG a bloqué la rue de Varenne aux alentours de 9 heures avec une bétaillère contenant un cochon gonflable géant et un camion grillagé transportant des militants déguisés en poulets, a constaté l’AFP présente sur place. L’opération s’est terminée vers 11h, avec l’interpellation de «onze activistes» selon l’association. «Nous sommes ici pour dénoncer le modèle d’élevage industriel qui, face à la crise environnementale et climatique, doit faire l’objet d’une profonde transformation» explique la chargé de plaidoyer Sandy Olivar Calvo, citée dans le communiqué. Greenpeace dénonce «les multiples conséquences négatives» des «fermes-usines» comme les émissions de GES, la pollution de l’eau par les nitrates et la prolifération d’algues vertes, la pollution de l’air par les émissions d’ammoniac notamment. L’association revendique à la place le soutien à «un élevage écologique et paysan». Une «transition» qu’elle défend de longue date dans le cadre du PLOA mais qui se réduit «à peau de chagrin», déplore-t-elle.
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