L'association animaliste L214 manifestait, le 7 décembre, devant les locaux de la DGAL (ministère de l'Agriculture) pour protester contre le trop grand nombre de poussins qui continueront d'être éliminés en 2023, malgré l'obligation d'ovosexage des œufs dans la filière poules pondeuses. S'appuyant sur l'article de nos confrères des Marchés, l'association craint que les exemptions annoncées dans un décret au printemps concernent l'ensemble du marché des ovoproduits (35% de la consommation française en 2019). Une lecture «erronée», estime le CNPO (interprofession de l'oeuf). Pour rappel, un autre décret reste à paraître qui définira les souches éligibles et les conditions de mise à mort des poussins mâles qui continueront d'être tués et valorisés dans le marché de l'alimentation animale. Selon le CNPO, ce marché devrait être alimenté par les poussins mâles de poules de souches à oeufs blancs. Ces souches représentent aujourd'hui 15% du cheptel français, et sont presque exclusivement destinées au marché de l'ovoproduit (agroalimentaire, restauration), précise l'interprofession. Dans sa communication en février, le ministère de l'Agriculture évoquait les exemptions comme des «cas particuliers».
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