Les filières de canard à foie gras et de chair espèrent bénéficier de 10 millions d’euros sur les économies promises (sur une campagne complète) par un nouveau plan de surveillance des canards vaccinés, en attente de l’agrément européen. La recherche du virus se limiterait aux canards trouvés morts alors qu’elle inclue aujourd’hui des individus vivants saisis au hasard, moins susceptibles de porter le virus, selon l’explication à Agra Presse de Marie Laborde, directrice adjointe du Cifog (interprofession foie gras) en charge du sanitaire. Ce meilleur ciblage permettrait de « réduire significativement le nombre de prélèvements et d’analyses à réaliser », déduit-elle. La ministre de l'Agriculture est favorable à une restitution d’une partie des économies réalisées sur la surveillance par les services de l’Etat, indique Jean-Michel Schaeffer, président d’Anvol (interprofession des volailles de chair) dans son édito du bulletin Interfilières du 29 août. « On estime que l'économie serait telle qu'il faudrait que l'Etat compense à hauteur d'environ 10 millions [au profit des filières] pour respecter son engagement de 40% de contribution », avance Marie Laborde dans un SMS. L’Etat doit en effet couvrir 40% des plus de 90 Meur estimés de la prochaine campagne.
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