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Lait/négociations commerciales: l'Unell craint un non-respect d'Egalim par Lactalis

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Alors que les négociations commerciales doivent s'achever ce 31 janvier, les organisations de producteurs de l'Unell dénoncent le manque de transparence de Lactalis et des distributeurs dans leurs négociations, et craignent que la matière première agricole ne soit pas sanctuarisée. Les années précédentes, l'association d'organisations de producteurs «avait pour coutume d'avoir un accord sur l'évolution des coûts de revient avec Lactalis, et d'en discuter avant les négociations commerciales avec les distributeurs», retrace le président de l'Unell Yohann Serreau. Cette année, l'Unell n'est pas parvenue à un accord avec Lactalis et, bien que contactés par courrier, «aucun distributeur n'a pris contact pour continuer les relations que nous avions les années précédentes». Dans un communiqué envoyé à la mi-décembre, l’Unell expliquait qu’elle défend une hausse de 5% du prix de revient, quand l’industriel propose 1%. Depuis, l'Unell n'a pas réussi à se mettre d'accord avec Lactalis sur ce montant - les deux parties ont par ailleurs engagé une médiation depuis le 29 janvier pour retravailler leur formule de prix. Au terme d'une première médiation, l'AOP et l'industriel avaient trouvé un accord sur un prix du lait sur les quatre derniers mois de l'année 2023, mais depuis les discussions n'ont pas avancé. Faute d'accord, le prix de décembre avait été reconduit en janvier. «A 18h14, il n'y a toujours pas d'accord sur le prix de février», a constaté le président de l'Unell.