Un total de 79 personnes ont été interpellées le 31 janvier à Rungis, au sud de Paris, après une intrusion d'agriculteurs en colère dans des entrepôts du marché de gros où des dégradations ont été commises, a indiqué le parquet de Créteil à l'AFP. Ces personnes ont été placées en garde à vue «pour dégradation du bien d'autrui en réunion et participation à un groupement formé en vue de la préparation de dégradations de bien», a détaillé cette source. Les manifestants ont pénétré en fin d'après midi dans une «zone de stockage» du marché, a détaillé à l'AFP une source policière. Des personnes «à pied sont entrées brièvement sur une zone de stockage» et y ont «commis des dégradations», a ajouté cette source, avant d'être «sorties des lieux par les forces de l'ordre», a-t-elle ajouté, précisant que plus personne ne se trouvait à l'intérieur du site. Ces interpellations s'ajoutent au placement en garde à vue, plus tôt dans la journée, de 15 autres personnes, interpellées près de Rungis (Val-de-Marne). Leur garde à vue a été levée mercredi soir après leurs auditions, a indiqué à l'AFP le parquet de Créteil. «Une décision sera prise ultérieurement après examen de la procédure», a ajouté le ministère public. «Nous avions décidé d'investir Rungis, nous avons investi Rungis», s'est félicité auprès de l'AFP Serge Bousquet-Cassagne, président de la chambre d'agriculture du Lot-et-Garonne, qui menait le cortège.
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