À l’approche de la date de clôture des négociations commerciales annuelles, la situation est «extrêmement tendue» avec environ un quart des contrats signés entre les coopératives et la grande distribution, indique le président de la Coopération agricole (LCA), Dominique Chargé, à Agra Presse. Les écarts importants entre les hausses de tarif consenties par les distributeurs lors des renégociations successives en 2022 compliquent la donne: les enseignes qui ont fait passer le plus de hausses tendent vers des «rééquilibrages» en se calquant sur leurs concurrents. «Les mauvais élèves sont en train d’entraîner les bons vers le bas», déplore Dominique Chargé. «Une pression énorme est mise sur les références, ajoute-t-il. Les distributeurs nous disent que, s’ils acceptent des hausses élevées, ils seront obligés de réduire le nombre de références.» Les coopératives demandent entre 13 et 14% de revalorisation, avec «un atterrissage à 8 ou 9%». Toute l’attention est portée sur les prix, déplore le président de LCA. Les plans d’affaires, dans lesquels sont abordées les questions de «montée en gamme» et de «démarche de progrès», sont «presque absents des discussions». «C’est le retour de la guerre des prix et de la menace du déréférencement», en conclut M. Chargé.
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