Un arrêté paru au Journal officiel le 29 décembre étend à l’ensemble de la filière l’accord conclu le 14 octobre par l’interprofession des œufs (CNPO) sur le financement de l’ovosexage. Comme annoncé début novembre, ce texte institue une cotisation réglée par les distributeurs pour «soutenir la mise en place d’alternatives à l’élimination des poussins mâles» dans les couvoirs (ovosexage ou «tout autre méthode équivalente, notamment l’élevage des "frères de poules"»). L’accord court jusqu’au 30 novembre 2024. Il fixe l’enveloppe prévisionnelle à 40,7 millions d’euros, sans préciser le montant unitaire de la cotisation. Celui-ci «correspond au coût total des opérations de sexage in ovo estimé divisé par le nombre d’œufs de consommation vendus sur le territoire français», prévoit le texte soumis à consultation. Début novembre, le CNPO avait indiqué que cette cotisation serait de 0,59 centime par œuf (sur un prix de gros d’environ 15 centimes). La cotisation sera calculée chaque mois sur la base des déclarations des centres d’emballage d’œufs. Au 1er janvier 2023, l’élimination des poussins mâles sera interdite dans la filière des poules pondeuses (sauf pour l’alimentation animale). Les couvoirs devront donc détecter le sexe des poussins dans l’œuf et éliminer les mâles avant éclosion.
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