Dans un rapport publié le 26 janvier, la Cour des comptes européenne indique que le programme Posei ne répond que partiellement aux enjeux de compétitivité et à de diversification de l’agriculture dans les régions ultrapériphériques. Dans le détail, plus de 60 % des fonds de ce programme européen sont consacrés aux filières agricoles traditionnelles, avec un succès mitigé. Seuls quelques secteurs ont ainsi pu maintenir leur compétitivité alors qu’à l’inverse, la filière canne-sucre en France a perdu des parts de marché face aux pays tiers. Dans le secteur de la banane (42 % du budget), les auditeurs précisent que les fonds sont concentrés sur « une poignée de grands producteurs dans les outre-mer français ». Par ailleurs, ces régions sont soumises à des enjeux démographiques (vieillissement des agriculteurs), environnementaux (épuisement des sols) et liés au changement climatique (phénomènes météorologiques extrêmes) auxquels le programme ne permet pas de répondre efficacement. Pour améliorer la situation, les auditeurs invitent Bruxelles à réévaluer le soutien offert aux filières traditionnelles, à encourager la diversification végétale et animale et à mieux évaluer si l’aide aux importations profite réellement aux utilisateurs finaux.
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