Le 12 juillet, le groupe de suivi sur la séparation vente/conseil des phytos a estimé qu’il était nécessaire de réparer la réforme qui était un «échec», selon Dominique Potier (socialiste, Meurthe-et-Moselle), co-rapporteur. «La mise en œuvre de la réforme, en particulier la séparation capitalistique, a produit de nombreux effets contreproductifs», a souligné l'autre co-rapporteur, Stéphane Travert (Renaissance, Manche). En commission des Affaires économiques à l’Assemblée nationale, l'ancien ministre de l'Agriculture a notamment pointé «un développement insuffisant de l’offre de conseil». Dans le même temps, «de nombreux vendeurs continuent, malgré l’interdiction, de pratiquer un conseil de façon informelle». Or, «ces comportements peuvent conduire à des usages ne favorisant pas la diminution des produits phytopharmaceutiques». Du côté du conseil stratégique, le groupe de travail a relevé «d’importants problèmes de mise en œuvre». Ainsi, le nombre d’agriculteurs ayant bénéficié d’un conseil stratégique «est très inférieur à ce qu’il devrait être», précise Stéphane Travert. Et d’ajouter qu’au total, 9280 conseils stratégiques ont été délivrés par les chambres d’agriculture au 22 mai 2023, alors que 200 000 exploitations n’ont pas réalisé de conseil stratégique et risquent, dans le cadre réglementaire actuel, de se retrouver dans une impasse en janvier 2024 au moment du renouvellement des certificats phytosanitaires.
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