La secrétaire d’État à la Biodiversité Sarah El Haïry a annoncé un durcissement de l’encadrement des activités humaines en zones de protection forte (cœurs de Parcs nationaux, réserves naturelles, réserves biologiques, espaces littoraux…) dans le cadre de la stratégie nationale biodiversité (SNB), présentée dans sa version finale à Matignon le 27 novembre. «On veut, d’une certaine manière, une inversion de la charge de la preuve», a indiqué Sarah El Haïry, précisant qu’actuellement seules les activités minières sont «automatiquement interdites» dans ces zones. «Plutôt que d’avoir des activités qui sont autorisées, sauf à démontrer qu’elles ont un impact significatif [sur la biodiversité], on voudrait voir s’il est possible d’avoir une liste d’activités humaines qu’on pourrait interdire automatiquement, sauf à démontrer qu’elles n’ont pas d’impact sur le territoire en question», a précisé son cabinet lors d’un débrief à la presse. Si la liste des interdictions n’a pas encore été établie, l’entourage de Mme El Haïry «ne pense pas» que l’agriculture y figurera, car il y a «énormément d’activités agricoles qui sont parfaitement compatibles avec la biodiversité» comme «la bio, l’agroforesterie [ou encore] l’élevage pastoral».
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