Initiée en 2022 par la DGAL (ministère de l'Agriculture), coordonnée par la fédération de l’agriculture paysanne (Fadear), une étude présentée le 4 novembre à Montreuil dresse des pistes d'adaptation des règles de biosécurité à l'élevage en plein air de porc et volaille. Elle conclut à « l’intérêt d’intégrer une approche fondée sur l’analyse de risque dans la réglementation, afin de prendre en compte la diversité des contextes d’exposition ». Les grilles d'analyse utilisées doivent «encore être éprouvées au cours d’un processus de publication scientifique», mais les auteurs pensent qu'elles peuvent être «reconnues par l’administration en vue de leur utilisation pour évaluer le niveau de biosécurité dans les élevages, notamment en plein air.» Quant à la prévention, les hypothèses formulées, notamment en matière d'immunité, n'ont pas pu être vérifiées dans le temps imparti. De même, les travaux restent à poursuivre sur le compostage des cadavres comme alternative au passage du camion d'équarrissage. En porc, le descriptif des clôtures s'est révélé à ce stade trop hétérogène, et nécessite des travaux complémentaires. L'expérimentation a porté sur 92 élevages avicoles et 52 élevages de porc, évalués selon des grilles élaborées avec les instituts (Itavi, Ifip, Itab).
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