En conférence de presse le 18 février, Anvol a dévoilé ses estimations de besoins visant à réduire en dix ans le besoin en importations à un poulet sur trois contre un poulet sur deux actuellement. L’interprofession de la volaille de chair propose, dans le cadre du Grand réveil alimentaire prôné par la ministre, de créer 2 200 poulaillers supplémentaires d’ici à 2035, la plupart de poulets du quotidien et 600 sous Label rouge. Cet objectif est plus ambitieux que le plan de filière pour 2025 à 2030, qui visait 400 poulaillers supplémentaires en cinq ans. Or, la construction en 2025 de 43 bâtiments et le dépôt d’un peu plus de 60 permis de construire, ne suffisent pas, comme l’a souligné le DG Yann Nédelec, qui a invoqué « un très grand nombre de projets bloqués ou qui trainent ». Anvol compte bien sur le relèvement du seuil ICPE pour faciliter les projets de deux ou trois bâtiments. Pour accompagner cette « relocalisation » de l’élevage, l’interprofession vise huit nouveaux abattoirs, quatre couvoirs, ainsi que 105 poulaillers de reproduction et six nouveaux sites de fabrication d’aliments. Ces perspectives se fondent sur une « projection de consommation raisonnable », selon le président Jean-Michel Schaeffer qui passerait de 25,6kg à 30 kg par habitant en dix ans.
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