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46 % des exploitations laitières du grand Ouest ont une trésorerie nette négative

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46 % des exploitations laitières du grand Ouest ont « une trésorerie nette globale négative » et sont « endettées à long et moyen terme », selon une étude réalisée par l’Institut de l’élevage (Idele), publiée en janvier. Pour réaliser cette étude, plus de 520 comptabilités d’exploitations de vaches allaitantes et laitières ont été analysées depuis 2015 (clôture mars à juin 2017). Les élevages sont répartis sur trois bassins : le grand Ouest, le Massif Central et la Saône-et-Loire. Les analyses montrent que tous bassins de production confondus, 38 % des exploitations sont dans une situation critique avec un endettement important et une trésorerie négative.

L’Idele constate que « la situation difficile des exploitations laitières, mise en évidence les années passées continue de s’aggraver. […] Malgré un nouveau tassement des prélèvements privés, les exploitations n’ont aucune marge de sécurité depuis deux ans. » De plus, les exploitants limitent les investissements et contractent des emprunts à court terme pour « refinancer leurs investissements passés et leur trésorerie ».

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En élevage allaitant, la situation est aussi compliquée avec un quart des exploitations « en situation critique ». Là encore, l’Idele constate « un refinancement avec des montants empruntés supérieurs aux montants investis ». Dans les exploitations d’élevage, « aujourd’hui, la problématique principale concerne l’impossibilité de dégager une marge de sécurité et de maintenir une trésorerie à flot ». Suite aux crises récentes, « ces problématiques touchent plus durement les exploitations », souligne l’Institut.

Malgré un nouveau tassement des prélèvements privés, les exploitations n’ont aucune marge de sécurité depuis deux ans