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Affaire de la viande de cheval : jusqu’à trois ans de prison ferme requis

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Une « déresponsabilisation massive » : jusqu’à cinq ans de prison dont deux avec sursis ont été requis par le procureur de la République le 21 juin à Marseille, contre dix-huit prévenus français, belges et néerlandais mis en cause dans une vaste affaire d’escroquerie à la viande chevaline. Le représentant du ministère public, Guillaume Bricier, a fustigé « le jeu de chacun des acteurs de dire : “Je n’ai rien à me reprocher parce que c’est l’autre” ». Cinq ans de prison dont deux avec sursis ont été requis contre le principal mis en cause, Jean-Marc Decker, 58 ans, important négociant belge d’équidés en Europe, ainsi que 100 000 euros d’amende, l’interdiction d’exercer le métier de boucher équin et une interdiction de séjour de cinq ans sur le territoire français. Des peines allant de six mois avec sursis à quatre ans dont deux avec sursis ont été demandées contre les autres prévenus de ce procès pour « escroquerie en bande organisé et tromperie entraînant un danger pour la santé de l’homme », sur fond d’entorses à la réglementation européenne « avec faux et usages de faux », pour des chevaux provenant des Pays-Bas, de Belgique, d’Allemagne, de France ou la Pologne. Le procès doit se terminer vendredi, avec une mise en délibéré.

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