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Outils d'aide à la décision Agritel mise sur plus d'interconnexions

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Un nouveau module d'Agrinext, lancé le 25 février, préfigure des outils d'aide à la décision plus interconnectés, selon Agritel, l'expert en stratégie des marchés agricoles et agro-industriels. Invitée au même colloque lors du Sima, la coopérative Axéréal a souligné l'avantage du partage d'informations.

« L'avenir est aux outils interconnectés, a déclaré le directeur d'Agritel, Michel Portier. On va tisser des partenariats avec des acteurs de référence, dans la météo, la cartographie, la gestion… » L'objectif d'Agritel est de proposer en 2015-16 un « interfaçage complet », afin que les utilisateurs puissent « naviguer d'un outil à un autre en retrouvant automatiquement l'ensemble des données », sans avoir à les saisir plusieurs fois. Par exemple en nouant des liens avec les centres de gestion, il s'agit de fournir « en temps réel » un résultat prévisionnel, alors qu'« aujourd'hui 18 mois sont nécessaires » pour accéder à une comptabilité définitive.

Agritel a présenté au Sima un nouveau module de comparaison au sein de l'outil d'aide à la décision Agrinext. Les agriculteurs peuvent désormais comparer leurs stratégies de commercialisation et leurs différents postes de charges à des groupes d'agriculteurs, à leur collecteur ou à la ferme France, explique un communiqué. Cela préfigure des outils qui « discutent entre eux », a indiqué Michel Portier. « Mais l'idée n'est pas de s'écarter de notre cœur de métier : la sécurisation de la marge, a-t-il insisté. Agritel ira chercher les meilleurs dans les autres domaines : la traçabilité, l'analyse des indices végétatifs… »

Le champ relié au silo

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Axéréal s'inscrit dans la même vision du partage des informations. Pour son président Jean-François Loiseau, « l'agriculture de précision est un axe majeur d'innovation ». Le groupe coopératif s'y est mis il y a une quinzaine d'années, à l'aide d'outils d'enregistrement de données, sur la cartographie des sols, des analyses de terre. « Demain, l'agriculteur amassera plus d'informations sur ses parcelles », a-t-il considéré. Cela intéresse l'organisme stockeur, qui a besoin de savoir à quoi ressemble la récolte.

« Dans un avenir très proche, on peut imaginer des drones fournissant un descriptif de la qualité du blé quelques jours avant la moisson », selon lui. La coopérative peut l'exploiter, afin de mieux alloter, d'analyser plus rapidement la collecte. « On a besoin, dès le 14 ou 15 juillet, de montrer des échantillons de grain aux clients, pour que très vite ils puissent acheter. »