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Agroalimentaire : un code européen de conduite pour soutenir le Green deal

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La Commission européenne, en coopération avec les parties prenantes du secteur, a lancé le 5 juillet un code de conduite pour le secteur alimentaire de l’UE. Signé par plus d’une vingtaine d’organisations professionnelles européennes – dont le Copa-Cogeca (producteurs agricoles) et FoodDrinkEurope (agroalimentaire) – ainsi qu’une quarantaine d’entreprises (Carrefour, Syngenta, Barilla…), ce code est destiné à aider la chaîne alimentaire à devenir plus durable et plus respectueuse de l’environnement dans la lignée des objectifs de la stratégie De la ferme à la table. Le document identifie trois axes prioritaires : promouvoir des modes de consommation alimentaire sains et durables ; améliorer la durabilité des processus internes des secteurs de la transformation des aliments, du commerce de détail et de la restauration, et améliorer la durabilité de la chaîne de valeur alimentaire en relation avec les producteurs primaires. À chacun de ces grands axes sont associées des listes d’actions indicatives à mettre en place pour y parvenir. Par exemple : réduire les émissions provenant de la production et de l’approvisionnement de 30 % d’ici 2030, promouvoir un approvisionnement durable à l’intérieur ou à l’extérieur de l’UE, soutenir l’utilisation durable des pesticides et des engrais ou encore promouvoir et soutenir l’innovation et/ou l’utilisation accrue de l’agriculture durable, en partenariat avec les agriculteurs.

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Doit faire ses preuves

Mais, ce code fait déjà l’objet de critiques. Pour Milka Sokolovic, directrice de l’Alliance européenne pour la santé publique (EPHA), la limite d’une telle initiative vient de son caractère volontaire. Il s’agit « d’un code pour l’industrie et par l’industrie », déplore-t-elle. Elle ajoute que les actions inscrites dans le code « ne peuvent pas être considérées comme des alternatives aux mesures contraignantes qui devraient être les principaux moteurs du changement lorsque l’on fixe des objectifs communs ». Mais la Commission européenne prévient, en cas de progrès insuffisants (une première évaluation est prévue à la fin de l’année), elle pourrait envisager des mesures législatives contraignantes.