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Aides d'urgence bio: le gouvernement détaille les modalités

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Une circulaire ministérielle publiée le 28 mars par nos confrères de Contexte détaille les modalités de mise en œuvre de l’aide de 10 M€ pour les exploitations bio, promise durant le Salon de l’agriculture. Cette aide sera « ventilée par région », en fonction du nombre d’exploitations bio et du nombre d’élevages. Pour être éligibles, les fermes devront par ailleurs être certifiées bio au titre de 2023, tirer 80% de leurs recettes du mode de production bio, et ne pas recevoir d’aides à la conversion sur plus de 10% de leur SAU.

La circulaire a été signée à l’issue de plusieurs réunions avec les acteurs de la bio courant mars. À la Fnab on s’en étonne : « Toutes nos demandes ont été écoutées. »  Seule interrogation subsistante chez les producteurs : la création d’un groupe de travail pour relancer la demande, promis par Matignon et le ministère de l’Agriculture. Sur LinkedIn, la députée bretonne Sandrine Le Feur a de son côté salué ces annonces, estimant qu’elles font « écho à de fortes difficultés d'une filière aux vertus environnementales pourtant avérées ».

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Cette aide avait considérée comme insuffisante dès son annonce par la Fnab et la Confédération paysanne, qui avaient dénoncé le « mépris » du gouvernement avec ce montant. Dans un document présenté le 21 février au cabinet du ministère, le Cniel à lui seul estimait les pertes financières à 59 M€ en 2021 pour la filière laitière, avec 71 M€ de pertes projetées sur 2023. Inaporc évoquait dans le même document une perte de 30 M€ par an en raison des déclassements. Autant de montants souvent comparés aux 270 M€ débloqués pour la filière porcine début 2022. 

Si aucune aide supplémentaire n’est pour l’heure prévue, la Fnab veut malgré espérer « que le gouvernement aura peut-être les moyens de rallonger l’enveloppe s’ils reçoivent des dossiers qualifiés à hauteur de 30 M€ ». Le syndicat devrait par ailleurs discuter avec d’autres acteurs sur des propositions spécifiques au secteur laitier dans les prochaines semaines.

Tirer 80% de leurs recettes du mode de production bio