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Aisprid finance la 2e génération de son robot effeuilleur de plants de tomates

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Le robot autonome d'Aisprid est utilisé pour l'effeuillage des plants de tomates. Crédits : © Aisprid

Grâce à une levée de fonds de 10 M€, Aisprid va investir dans un nouveau site de production pour augmenter le rythme de fabrication de son robot. 30 exemplaires sont en service auprès des principales coopératives françaises de tomates.

C’est un financement important que vient d’obtenir la start-up Aisprid : 10 M€ à l’occasion d’une levée de fonds de série A, dont 6,2 M€ sous forme d’augmentation de capital et le solde sous forme de dettes et de subventions. Menée par Innovacom (Turenne Group), cette levée a mobilisé le Fonds French Tech Seed (Bpifrance), des business angels (dont des producteurs de tomates) et des investisseurs historiques tels que Demeter, Go Capital et Breizh Up. La dernière opération de financement d’Aisprid remonte à juin 2021 lorsque la start-up avait levé, en seed, 4,6 M€ dont 3,6 M€ en capital.

Lire aussi : Aisprid peaufine son prototype de robot pour la récolte de tomates

Ce nouveau financement va permettre à la société basée à Saint-Malo d’accélérer sa feuille de route en mettant au point la 2e génération de son robot effeuilleur de plants de tomates sous serre. « Cette nouvelle génération de robots va être plus rapide, plus fiable et plus précise dans son travail de coupe », explique Nicolas Salmon, cofondateur et PDG d’Aisprid. Cette nouvelle version du robot est déjà en test chez des maraîchers. Elle viendra enrichir la version précédente associant intelligence artificielle et robotique, qui a connu déjà plusieurs évolutions : depuis début 2025, le robot peut ainsi travailler de nuit et cela en autonomie totale puisqu’il peut changer de rang tout seul, sans intervention humaine. « Notre robot nécessite un temps de recharge de deux heures et peut travailler 20 heures d’affilée, ce qui est suffisant pour nos clients », souligne Nicolas Salmon. 

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En test auprès des coopératives

Trente robots sont actuellement en service auprès des 5 principales coopératives de tomates françaises, parmi lesquelles Savéol, Les Paysans de Rougeline ou la Sica (Prince de Bretagne). Nicolas Salmon insiste sur la « sérénité » qu’apporte aux producteurs sa solution face aux difficultés de recrutement, à un coût plus ou moins identique. « Notre solution apporte plus de régularité et de précision dans le travail d’effeuillage par rapport à la main d’œuvre », poursuit-il. Les robots sont commercialisés sous forme de contrats de location annuels comprenant la mise à disposition de l’outil et sa maintenance.

Pour accompagner la montée en puissance de la production des robots, qui est entièrement réalisée par Aisprid, la société va déménager dans des locaux deux fois plus grands en juin 2025, avant de s’installer ensuite dans un site de 3000 m2, tout en restant toujours à Saint-Malo. Des embauches vont être réalisées, environ une dizaine au cours du premier semestre de 2025, afin de compléter l’effectif actuel d’une trentaine de collaborateurs.

Aisprid se montre très discret sur ses données chiffrées, ne communiquant ni chiffre d’affaires réalisé ou prévisionnel, ni volume de vente à venir. Elle indique que la montée en puissance de sa production permettra de s’adresser à court terme aux marchés européens tels que les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse et le Royaume-Uni.