Dans le cadre du « Pacte alimentaire » signé en 2021 en Nouvelle-Aquitaine, la région a présenté, le 23 mai, ses objectifs chiffrés à l’horizon 2025 pour développer l’accès à l’agriculture locale. Dans les lycées agricoles, 100 % des exploitations devront être certifiées HVE « et au moins un de leurs ateliers certifiés bio ». En parallèle, les débouchés en commerces locaux et en restauration collective seront développés. Autre objectif visé : qu’un quart des exploitations agricoles vendent une partie de leur production en circuits courts et, en lien, la création de nouveaux magasins de producteurs.
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Mesure phare de ce plan : les objectifs de la loi Egalim sont relevés à 60 % de « produits locaux et de qualité », dont 30 % de bio, dans les restaurants des lycées. Un objectif ambitieux puisque la part de produits répondant à ces critères dans les approvisionnements des lycées néo-aquitains est aujourd’hui de 35 % (dont 5 % de bio). Un niveau en deçà du palier fixé par Egalim, qui prévoyait que la part de produits durables et de qualité soit d’au moins 50 %, dont 20 % de bio, au 1er janvier 2022. Afin d’augmenter la part de produits locaux et durables dans les assiettes des élèves, une convention a été signée, ce même jour, avec l’association des coordonnateurs des groupements de commande des collèges et lycées publics (Acena). Elle a, entre autres objectifs, celui de « renforcer le lien avec les acteurs agricoles » du territoire, en organisant des rencontres départementales, par exemple. À noter que la convention prévoit une réflexion – avec les Min (marchés d’intérêt national) régionaux, les grossistes et l’interprofession des fruits et légumes – sur le développement d’un « outil de cotation permettant la juste rémunération des producteurs et la sécurité juridique des marchés ».