Le baromètre annuel réalisé par Ipsos pour Le Secours populaire, mis en ligne le 11 septembre, montre un léger recul mais une persistance des privations alimentaires par manque d’argent. Ainsi, parmi les personnes en situation de précarité interrogées ce printemps, 24 % (contre 29 % en 2024) avaient dû sauter des repas au cours des six mois précédents, et 14 % avaient fait appel à une association d’aide pour se nourrir ou se vêtir. Pour un tiers d’entre elles (33 % contre 48 % en 2024) il était difficile de se nourrir sainement et de prendre trois repas par jour. Les fruits et légumes sont restés inabordables pour 38 % de membres de foyers ayant moins de 1 400 euros de revenu net ; une proportion encore importante même si elle est réduite par rapport aux 55 % de 2024. Le baromètre met en évidence la dure condition des jeunes. Ainsi, 48 % des 18 à 34 ans ont éprouvé des difficultés à se nourrir sainement et de façon équilibrée au cours des douze mois précédant le sondage. Sur les 1 000 personnes majeures interrogées, 20 % se sont estimées en situation de précarité, en majeure partie à cause de revenus insuffisants ou de dépenses imprévues ou importantes. Une proportion qui reste préoccupante selon l’institut de sondage, même si elle a légèrement diminué en un an.
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