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Antibiotiques : besoin d’affiner les données pour relancer la réduction

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L’exposition des animaux aux antibiotiques est stable en 2024, indique l’Anses dans son rapport annuel sur l’antibiorésistance paru le 18 novembre, ce qui confirme l’atteinte d’un palier en la matière. L’indicateur ALEA(1) se situe à 0,307 (-0,4 % par rapport à 2023), soit quasiment l’objectif du plan Ecoantibio 3 (moins de 0,3 d’ici 2028). Depuis 2011, l’exposition des animaux (calculée à partir des ventes d’antimicrobiens) a été réduite de moitié. Des baisses particulièrement importantes ont été observées en élevage hors-sol (-71 % en volailles, -65 % en porcs, -51 % en lapins), tandis que l’exposition a reculé de 1. Après cette phase de baisse massive, « nous avons maintenant besoin d’ajustements plus fins » pour aller plus loin dans la réduction, explique le directeur de l’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV) Franck Fourès.

L’enjeu principal porte désormais sur le suivi des usages, déclarés notamment par les vétérinaires, mais aussi par les fabricants, distributeurs et pharmaciens. Ce qui permettrait d’obtenir des données par pathologie et sous-catégories d’animaux (espèces de volailles, catégories de bovins). Bien qu’obligatoire sur le plan réglementaire, « la remontée des données est encore insuffisante », déplore M. Fourès, plaidant pour une meilleure information des praticiens. En 2024, on dénombrait 19 % de déclarants parmi les vétérinaires inscrits à l’Ordre (contre 3,77 % en 2023), pour 28 % des tonnages. « Plus de 80 % des praticiens sont équipés d’un logiciel qualifié » permettant l’envoi des données à la plateforme CalypsoVet, note le directeur de l’ANMV. Mais tous n’ont pas installé la dernière mise à jour ou accordé leur autorisation pour transmettre les informations.

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YG

Pratiquée par 19 % des vétérinaires, « la remontée des données est insuffisante »