Abonné

Antibiotiques : des avancées dans la lutte contre l’utilisation comme facteurs de croissance

- - 2 min

« Des progrès significatifs ont été accomplis pour garantir l’utilisation prudente des antimicrobiens chez les animaux ces dernières années, mais il reste encore beaucoup à faire », souligne l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) suite à la publication le 14 février de son dernier rapport sur les antibiotiques à usage animal.

Il ne s’agit que du troisième rapport annuel de ce type que l’OIE publie. L’objectif est avant tout de mobiliser les pays à y participer afin de les sensibiliser à la question de la lutte contre la résistance eux antibiotiques. Difficile donc à ce stade de comparer des données quantitatives. Par contre, l’OIE se félicite des progrès à l’échelle mondiale sur les réglementations et le suivi de l’utilisation des agents antimicrobiens chez les animaux.

Elle espère que ce rapport constituera un « instrument pour enrayer progressivement l’utilisation des antibiotiques en tant que promoteurs de croissance ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

sans antibiotiques
Suivi
Suivre
santé animale
Suivi
Suivre

Sur ce point, une évolution positive de la situation est déjà enregistrée. Bien que 72 pays ne disposent toujours pas de cadre réglementaire sur l’utilisation des promoteurs de croissance, ce chiffre est en baisse depuis le premier rapport qui indiquait que 110 pays manquaient d’un tel cadre. Ce déclin suggère que des progrès substantiels ont été réalisés dans la mise en œuvre de réglementations sur l’utilisation des agents antimicrobiens. Ainsi, sur les 155 pays ayant participé, 110 pays (71 %) n’ont pas utilisé d’agents antimicrobiens pour stimuler la croissance des animaux en 2017, avec ou sans législation. Les 45 autres ont déclaré utiliser des antimicrobiens pour stimuler la croissance, dont 18 qui avaient un cadre réglementaire fournissant une liste d’antimicrobiens pouvant être utilisés comme facteurs de croissance ou une liste de ceux qui ne devraient pas être utilisés en tant que tels.

L’OIE déplore en particulier que certains antibiotiques classés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la catégorie des « antimicrobiens d’importance critique », dont la colistine, continuent d’être utilisés systématiquement dans plusieurs régions en tant que promoteurs de croissance.