Les eurodéputés de la commission de l’Agriculture du Parlement européen ont profité d’une discussion, le 3 juin, avec la direction générale de la Santé de la Commission européenne sur la consommation d’antibiotiques vétérinaires pour rappeler leurs exigences en matière de réciprocité des normes. Fixer un objectif de réduction de 50 % de l’utilisation des antibiotiques dans l’UE ne pourra fonctionner que si les mêmes normes sont imposées aux produits importés, ont estimé nombre d’élus qui se sont exprimés, comme les Irlandais Ciaran Mullooly (Renew) et Luke Flanagan (Gauche) ou l’Allemande Christine Singer (Renew). La Française Céline Imart (PPE) a demandé des « mesures miroirs concrètes pour interdire toute importation de viande traitée avec des antibiotiques utilisés comme activateurs de croissance », dénonçant le « manque cruel d’ambition » de la Commission en la matière. En février 2024, Bruxelles a, en effet, adopté un règlement interdisant l’importation de viande traitée par des antibiotiques utilisés comme promoteurs de croissance qui repose sur une simple déclaration sous serment d’un vétérinaire. Dans le cadre de sa Vision pour l’agriculture et l’alimentation, présentée en février, la Commission européenne s’est engagée à présenter, d’ici la fin de l’année, une stratégie visant à mieux faire respecter ses normes de production.
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